"je suis partant pour n'importe quel nouveau club"

Vendredi, 11 Septembre 2009 00:00

Sacré vice-champion avec les Eléphants de Côte d'Ivoire lors de la 25ème édition de la Coupe d'Afrique des nations de basketball qui vient de se dérouler à Tripoli, en Lybie, Didier Eric Tapé (27 ans, 1m, 98, 92 kg) revient sur ce demi-succès des Ivoiriens dont il a été l'un des grands artisans avec 13 points à son compteur en final contre les Palencas negras d'Angola.

Le sociétaire du Stade Rodez Aveyron, N3 France, évoque également les conditions de la préparation des Eléphants et l'ambiance au sein de cette bande joyeuse et le mondial turc qui les attend l'an prochain.


A l'issue de cette CAN 2009 de basketball, comment jugez-vous lez niveau africain ?
Le niveau du basketball africain est très élevé. Quand je vous dis qu'on a joué contre des équipes pas faciles, cela veut tout dire. L'Afrique compte aujourd'hui des joueurs en Euro Ligue, en NBA, en Pro A. Et à la CAN, ce sont tous les joueurs issus de ces différents championnats qui s'affront comme au football. Cela a toujours été un honneur pour moi de défendre les couleurs nationales. C'est très fort pour moi. En club comme en sélection, je me bats toujours pour hisser plus haut le drapeau national Orange-Blanc-Vert. Nous avons le devoir de dire à nos cadets qu'ils doivent garder espoir pour arriver là où nous sommes pour nous-mêmes et pour notre pays. C'est pour cela que depuis 2003, je n'ai jamais hésité à répondre à la moindre convocation de la sélection nationale.


Comment avez-vous intégré la sélection ?
Depuis que j'évoluais ici à MBBC grâce au coach Cissé. C'est lui qui m'a fait confiance. En me formant, il a décélé en moi des qualités. Avant mon départ pour la France, il a réussi à faire de moi le meilleur joueur du championnat national, saison 2003-2004. Et c'est à partir de là que j'ai été appelé en sélection où j'ai aussitôt gagné des galons. En 2003 en effet, lors de la CAN à Alexandrie, en Egypte, j'ai été le meilleur pointeur ivoirien.


C'est donc après cette CAN que vous avez débarqué à Rodez ?
En quittant la Côte d'Ivoire après la CAN 2003, j'ai déposé mes valises à Aix-Maurienne (Chambéry), Pro B en France, que je quitte plus tard parce que ça ne va pas avec mon coach. De là, je pars à Saint Martin d'Hères de Grenoble, Nationale 2. De là-bas, je pars à la CAN 2005. C'est au terme de cette compétition continentale que j'arrive à Rodez coaché par Azzedine Labuize. Il faut dire que ce coach me pistait depuis longtemps. Il m'a donc fait confiance et m'a intégré à son groupe. Depuis, on aligne de bons résultats mais la deuxième place que nous avons occupée à la fin de la saison ne nous a pas suffi à monter en N2. Inch'Allach, on espère y parvenir un jour. Il est vrai que j'aimerais aller voir du côté des grandes villes comme Toulouse.

Alors, quels sont vos clubs de rêve ?
Rien de particulier. Je suis partant pour n'importe quel nouveau club. Sauf qu'il y en a qui ont plus de moyens, qui emploient beaucoup de grands athlètes dont certains sont Américains et ont de la valeur comme moi. Car même s'ils évoluent en Pro A, on se retrouve de temps à autre à l'occasion de certaines de nos rencontres de préparation des Eléphants. En somme, chacun a sa ligue mais partout on trouve de grands joueurs.


Vous lorgnez sans doute les Etats-Unis d'Amérique qui offrent le plus gros plateau de rêve au monde
Evidemment la NBA . Il y a Boston qui a une bonne équipe. Mais à cause de quelques blessés dans ses rangs, l'équipe n'est pas arrivée en finale. Les Lakers ne sont pas non plus mal. Vous savez maintenant que ce sont en réalité mes clubs de rêve. Je ne sous-estime pas pour autant mes amis qui évoluent en France et avec qui on se retrouve de temps à autre à la CAN, mais comprenez tout simplement que j'ai des ambitions plus grandes.

 

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir