ITW Wilfrid Aka : "on n'est pas les Guy Roux du basket''

Mardi, 22 Décembre 2009 11:03
aka--wilfridLe capitaine du Paris-Levallois reste prudent à la veille d'un match en retard contre Vichy...Il fait partie des joueurs que le club avait rapellé la saison dernière pour retrouver l'élite.

Le capitaine du Paris-Levallois est l'un des plus anciens du club et l'un des mieux placés pour analyser le début de saison de son équipe. A la veille d'un match en retard de Pro A face à Vichy, il explique pourquoi le PL conserve des ambitions modestes. Même s'il gagne à nouveau à Coubertin mardi soir.

En cas de victoire face à Vichy mardi soir, vous remonteriez à la 6e place. On pourrait définitivement parler d’un bon début de saison?


On a surtout envie de continuer, de garder la même régularité. A Villeurbanne, on a fait un gros match (victoire 77-75). Un tel résultat serait gâché par une mauvaise performance contre Vichy. Mais au-delà du résultat, d’un point de vue du jeu, on a envie de reproduire mardi soir ce qu’on a fait contre Villeurbanne.

Vous attendiez-vous à être aussi compétitifs, même face aux gros effectifs?

Par rapport à la pré-saison, on avait quelques indications. Tout dépendait vraiment de l’intégration des nouveaux et dès qu’on a vu qu’ils étaient parfaitement dans le groupe, on a eu confiance. Mais même si ça se passe bien pour nous, on sait que la saison est longue. Notre objectif reste le maintien. Là Vichy, c’est plus ou moins un concurrent, donc on garde ça à l’esprit.

Vous refusez de revoir vos ambitions à la hausse?

Ce n’est pas du tout une forme de modestie. On ne fait pas nos Guy Roux du basket ou quoi que ce soit. C’est juste qu’on sait que la saison est longue. L’année dernière, on était en Pro B. On a vu des exemples d’équipes comme Le Portel qui étaient en haut de tableau en début de saison et qui se sont battues pour le maintien. Vichy aussi, était dans cette situation il y a quelques années. C’est à mi-saison qu’on dira si on peut viser un peu plus haut.

C’est ce que vous répète votre coach, Jean-Marc Dupraz, qui cède rarement à l’emballement?


C’est dans son caractère de rester prudent. Il a connu la première saison du Paris-Levallois en ProA avec de grosses, grosses ambitions et à l’arrivée, la relégation. Il y a de quoi rester prudent.

Face à Vichy, vous disputez un dernier match à Coubertin avant de déménager pour une série de matchs à Levallois. Comment gérez-vous ce changement de salle?

Ce n’est pas toujours évident. Mais déjà, cette année, lorsqu’on joue à Coubertin, on s’entraîne toute la semaine à Coubertin. Alors que l’année dernière, on ne s’entraînait pas forcément là-bas. Pour un match le samedi, on ne s’entraînait dans la salle qu’à partir du jeudi. On avait un peu le sentiment de jouer à l’extérieur. Cette année, ça s’organise mieux puisqu’on rejoint la salle dès le début de la semaine. Du coup, on travaille mieux nos repères.

Qu’est ce que cela change concrètement?


Les paniers sont différents. A Coubertin, les arceaux sont plus rigides. C’est plus dur d’être adroit. Le public est aussi différent. A Coubertin, c’est plus parisien. Malheureusement, les deux villes ont chacune leur public. Il y a un travail à faire pour que le public se fidélise. Coubertin, c’est moins chaud que Cerdan. Après, il y a des repères visuels, propres à chaque joueur.

Vous êtes l’un des plus anciens de l’effectif. Sentez-vous que le club s’est structuré depuis la montée?


Le club a appris des erreurs de la première saison en Pro A C’est clair que quand on est arrivés avec de grosses ambition, un gros budget, mais avec des nouvelles structures, c’était dur de tout concilier. La montée en pro A a permis au club de grandir. On a fait un gros travail marketing. On sent qu’il y a un vrai projet à long terme. On le construit doucement pour ne pas se mettre trop de pression. Je pense que ce ne sera pas évident, mais il y a des gens ici à qui cela tient à cœur. Je pense qu’il suffit que les résultats suivent et qu’il y ait un état d’esprit et un spectacle attrayant pour que ça marche.

Propos recueillis par Romain Scotto
 

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