|
Originaire de la Guinée, Fatoumata Camara alias ‘’Fifi’’ est une basketteuse professionnelle. Elle a trainé sa bosse un peu partout. Partie de l’As Kaloum en Guinée, elle a joué en Tunisie, au Sénégal, aux Etats-Unis, en Espagne avant d’atterrir à l’ABC en Côte d’Ivoire. De retour de Cotonou avec une place de vice-championne d’Afrique, Fifi s’est ouverte à Celebrity Mag.
* Comment Fifi est arrivée à l’ABC où elle porte aujourd’hui le brassard de capitaine ?
- J’étais en tourisme à Dakar lors d’une Coupe d’Afrique des nations. C’est là que le manager Benga m’a aperçu dans les tribunes. Il m’a proposé de venir aider les filles de l’ABC qui devaient participer à la Coupe d’Afrique des clubs au Mozambique. Là, je revenais d’une aventure espagnole qui n’était pas fructueuse. J’étais sans club. C’est donc comme cela que j’ai intégré l’ABC avec lequel j’ai joué la Coupe d’Afrique au Mozambique où nous avons fini 5è. Depuis, je suis restée avec l’ABC. Ma première saison s’est soldée par un titre de champion de Côte d’Ivoire et finaliste malheureuse de la Coupe nationale face au CSA.
* Parlant du CSA, votre éternel rival, il semble que vous avez vaincu le signe indien à travers deux victoires d’affilée. Une pendant les éliminatoires dans la zone 3 et l’autre, récemment à Cotonou.
- L’équipe de l’ABC que le CSA a battu à plusieurs reprises pendant le championnat n’était pas en possession de toutes ses vedettes. Elle manquait de leaders pour la conduire. Vous avez constaté qu’avec le retour des leaders et avec la confiance que nous avons partagée, le CSA est tombé deux fois de suite.
* Vous avez perdu de justesse la Coupe d’Afrique des clubs à Cotonou devant la formation de First Bank du Nigéria. En tant que capitaine, qu’est-ce que tu as ressenti ?
- Je voulais vraiment gagner cette Coupe pour l’ABC. En tant que la vieille mère du club, c’était l’occasion d’amener mes sœurs à goûter aux délices d’une Coupe d’Afrique. Mais je peux dire que les résultats s’améliorent au fil des sorties. Au Mozambique, nous avons fini 5è, au Kenya, nous avons occupé la 4è place. Et à au Benin , nous avons fini vice-championnes d’Afrique. C’est plus que parfait. Espérons que l’année prochaine, nous seront sur le podium.
* Tu as fini aussi en tant que meilleur pivot du tournoi.
- C’est vrai, c’est une distinction et je remercie Dieu pour cela. Mais ce n’est pas ce que je voulais. Mon souhait était de brandir la Coupe avec mes camarades. Toute modestie mise à part, ce genre de petits trophées, j’en ai trop dans mon placard. Je voulais une distinction d’ensemble.
* La rivalité avec les filles du CSA continue aussi en dehors du terrain.
- Moi, personnellement, je n’ai pas de problème avec les filles du CSA. En dehors du terrain, je les salue toutes. Et c’est cet esprit que nous demande le sport. Pour moi, si les filles refusent de communier après les matches, ce n’est pas leur faute. J’accuse plus les dirigeants. Ceux sont eux qui leur inculquent cet esprit de rivalité en dehors du terrain. Si en tant que dirigeants ou coach, tu demandes à ta joueuse de ne pas répondre aux salutations des adversaires, je dis que c’est grave. C’est vrai que je suis étrangère mais je peux vous confirmer que si cette rivalité continue, elle peut contaminer l’équipe nationale. Parce que ce sont les mêmes filles qui se retrouvent sous les couleurs nationales.
* En tant que doyenne dans le milieu du basket-ball féminin en Côte d’Ivoire, qu’est-ce que tu penses de ta jeune sœur, Kani Kouyaté du CSA, qui ne cesse de glaner des trophées ?
- Pour moi, elle a beaucoup d’avenir. Je suis surprise de la voir encore en Côte d’Ivoire. Elle n’a plus sa place au pays. Elle doit plutôt trouver un moyen pour s’envoler pour d’autres cieux. Kani a tout pour être une vraie championne. Elle a la technique, l’adresse, l’agressivité et j’en passe. Elle peut encore améliorer ses qualités en allant, pourquoi pas, continuer ses études aux Etats-Unis où elle peut intégrer dans des clubs universitaires. Au fur et à mesure, elle pourrait éventuellement atteindre la NBA.
* Fifi évoluera-t-elle sous les couleurs de l’ABC la saison prochaine ?
- C’est difficile pour moi de vous répondre avec exactitude. Pour le moment, je ne sais pas.
* Fifi, un cœur à prendre ?
- Oui, je suis un cœur à prendre. Mais je tiens à préciser que celui qui veut le prendre doit accepter ce que je fais. A savoir le basket-ball. Il doit également supporter que je sois toujours partie pour le basket-ball. (Rire).
* Tu vas quand même te distraire en boîte souvent non ?
- Oui mais pas tout le temps. Je me force à réussir les pas de danse ivoiriens, mais je n’y arrive pas. Ce qui fait que mes copines se moquent de moi.
Benjamin Bassolé
Celebrity Mag |
Commentaires
bravo à toi FIFI...
et j'apprécie aussi ta remarque au niveau des dirigeants ivoiriens...il n'ont pas la culture du sport,voire de l'éducation.ils sont trop épris par le fanatisme et n'ont aucune culture du fair-play et c bien navrant,désolan t et dommage.
big up a toi Fifi...ke Dieu béniss ta carrière
Prends soin de toi. Et vive ivoirebasket.com
S’abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.